Peinte à Québec en 1977, aux heures les plus noires de la dictature que fuyait la communauté chilienne locale, cette murale est située entre les pavillons Ferdinand-Vandry et Adrien-Pouliot de l'Université Laval. À mon humble avis elle aurait besoin d'une restauration, car elle a été sérieusement attaquée par les infiltrations d'eau et quelques graffitis stupides.

L'intégrité architecturale du Complexe G, point culminant de la ville de Québec, est menacée par un projet de fresque en trompe l'oeil de style «médiéval», réalisé en PPP par la Commission de la capitale de carton-pâte du Québec et le Groupe financier BMO (Banque de Montréal), avec la collaboration de la SIQ.

Le projet de fresque en trompe-l’œil représentant les 14 capitales canadiennes, dévoilé récemment à Québec et qui doit orner un mur de l'édifice Marie-Guyart, présente trois problèmes majeurs au plan historique, éthique et artistique.

La performance de Sarah est terminée. Un ami de la nouvelle propriétaire des lieux nous fait un bref topo, et nous en apprenons un peu plus sur l'étrange local désaffecté. En fait, celui-ci a été utilisé jusqu'à 2002 à des fins d'entreposage par M. Gillman, dont le rôle était d'approvisionner les marchés locaux en produits divers.

Nous avons l'occasion d'assister à la dernière «proposition dansée» de Sarah Wendt, qui redonne vie pour la troisième soirée consécutive à des vitrines inanimées depuis des lustres. La jeune artiste, qui fait mine d'être endormie sur le plancher poussiéreux, entre le comptoir et le poêle à bois, s'éveille doucement et se met à feuilleter le livre comptable du commerçant. Puis elle évolue dans l'espace avec une lenteur extrême. Sa gestuelle fait penser à un genre de qi-gong, en phase avec une trame sonore jouant en boucle, et consistant en dialogues et échantillonnages divers.

Fermée au public depuis quatre décennies, une vénérable maison de la rue Duluth reprend vie dans une ambiance festive.