Les maisons d'Eugène Chalifour, de la publicité à la réalité

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Dépliant publicitaire de 1948 - Développement immobilier de l'architecte Eugène chalifour

Cette page met en vedette les maisons de l'architecte Eugène Chalifour, telles qu'illustrées sur le dépliant publicitaire, et les replace dans leur contexte réel soixante ans plus tard. Il est surtout question ici des maisons ayant conservé leurs caractéristiques d'origine.

Des bungalows trop exigus

Bien que le bungalow soit un type d'habitation demeuré en vogue jusqu'aux années 1970, il est évident que les modèles construits au Parc Falaise étaient trop petits pour accueillir les familles nombreuses du baby boom. La plupart ont donc été rénovés et agrandis au point où ils ne gardent plus aucune trace de leur architecture initiale. Il est fort à parier que ceux-ci avaient été construits dans une optique d'accessibilité à la propriété pour les premiers acheteurs, afin de favoriser la mixité sociale du quartier.

Incidemment, l'un de ces minuscules bungalows, situé sur le boulevard Liégeois, est celui où a grandi Stéphane Dion, chef du Parti libéral du Canada au moment d'écrire ces lignes.

Des plans intérieurs signés Pauline Roy-Rouillard

Certains plans intérieurs des maisons du Parc Falaise ont été signés par la première femme architecte au Québec, Pauline Roy-Rouillard. Cette dernière a d'ailleurs habité le quartier avec sa famille durant 25 ans environ. Pour plus de détails sur la vie de cette pionnière, consultez le numéro 21 du magazine Esquisses de l'Ordre des architectes du Québec, fourni en pièce jointe, en pages 9 et 10.

Un héritage en péril

La vaste majorité des maisons du quartier sont dans un état impeccable. Ce qui est en péril, toutefois, est la vision esthétique de l'architecte qui préconisait « l'uniformité dans la diversité ».

En effet, la servitude d'aspect - qui s'imposait à toutes les constructions d'origine - n'a pas été intégralement respectée puisque certaines maisons ont été affublées de gadgets « nouveau riche », alors que les revêtements de stuc de couleur beige ont commencé à remplacer le blanc uniforme à partir des années 1990, lors de rénovations ou de la construction de nouvelles maisons sur le boulevard Liégeois.

Les clôtures ont également fait leur apparition en lieu et place des haies de séparation, au fur et à mesure que des piscines ont été construites dans les cours arrière.