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Articles critiquant la publicité et
logos corporatifs trafiqués, inspirés de la
critique sociale de la célèbre revue canadienne
Adbusters
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Articles on advertising and morphed corporate logos, inspired
by the brilliant social critic of the famous Canadian magazine
Adbusters //
Artículos criticando la publicidad y logotipos corporativos
modificados, inspirados por los estudios sociológicos
de la revista canadiense Adbusters
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Artigos criticando a publicidade e logotipos corporativos
modificados, inspirados pelas pesquisas sociológicas
da revista canadense Adbusters
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Le Mouvement Desjardins
The Desjardins cooperative movement (translation :
your lack of solidarity makes the solidity of our bank) //
Cajas de ahorro cooperativas Desjardins (traducción del eslogan :
su falta de solidaridad, la solidez de nuestro banco) //
Caixas de poupança cooperativas Desjardins (tradução :
a sua falta de solidariedade faz a solidez do nosso banco) //
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Fail
Marque de vêtements sport Fila
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Fila Sport clothes
brand //
Marca de ropa deportiva Fila
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Marca de roupa esporte Fila
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HELP U$
L'équipe de baseball « ex-pros »
de Montréal, aux prises avec les problèmes
phynanciers que l'on connaît... //
The Montreal
Expos former major league baseball team //
El equipo de beisbol Expos
de Montréal, en situación de quebrada
por causa de desvaluación del dólar canadiense //
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:: LE COLISÉE PEPSI D'UNE RÉPUBLIQUE DE BANANES
Le Colisée Pepsi...beurk ! Il me semble
quils auraient pu choisir une manière moins terrible
de formuler le tout.
Lors dun voyage au Guatemala en 1991, javais
remarqué quaussitôt quon sortait des grandes
villes et arrivait en territoire Maya, les villages étaient
commandités par Pepsi ou Colgate (comme quoi la consommation
de lune entraîne lutilisation de lautre !)
De grands panneaux Pepsi nous souhaitaient la bienvenue
et nous renseignaient sur le nombre dhabitants. Les
panneaux de signalisation routière étaient quant à eux commandités
par les camions Hino; les terrains de basket peints aux
couleurs dOrange Crush. Par ailleurs, les gamins des
villages, en quête de petite monnaie, narrêtaitent
pas de harceler le voyageur que jétais pour revenir
ensuite boisson gazeuse à la main; alors que je choisissais
personnellement le jus dorange frais pressé disponible
pour moitié prix !
Puis il y avait toujours cette maudite toune des Eagles
(Hotel California) qui jouait partout, et je constatais
avec déception que les jeunes délaissaient les vêtements
traditionnels mayas pour les rebuts de la société de consommation
américaine : casquettes et t-shirts invendus chez Wal-Mart,
ayant abouti dans les marchés locaux. Jétais témoin
du colonialisme économique et de lacculturation dun
peuple qui en découle, dans ce que je croyais être le tiers-monde.
Été 1998, ville de Québec. 40 000 personnes se ruent à lHippodrome
dExpoCité pour assister au spectacle gratuit dune
bande de dinosaures commandités par Budweiser (Yes !
Ça rocke...) Automne 1999 : le Colisée voisin est rebaptisé
Colisée Pepsi suite au manque dintérêt de la population
locale pour ce qui fut jadis notre sport national. Alors
que le Corel Centre dOttawa est commandité par une
entreprise locale qui peut témoigner dun dynamisme
économique certain, nous nous retrouvons avec la multinationale
Pepsi. Eau, sucre, caféïne et colorant embouteillés cheu-nous.
Jen ai honte, à tel point que si des touristes amateurs
de hockey demandent encore au guide que je suis où se trouve
le Colisée, je les dirigerai vers le Colisée du Livre et
leur conseillerai la biographie de Ti-Guy Lafleur en vente
à 99 cents !
À la lecture des journaux, jai cru comprendre que
le directeur dExpoCité à qui lon doit cette
brillante commandite de 150 000 $ par an semble être
le même Claude Larose qui sévissait à la STCUQ. Vous savez...les
bus toujours en retard, toujours en grève et tout rouillés.
Avis aux intéressés : les transports en commun du Guatemala
puent le diesel, mais sont beaucoup plus efficaces que les
nôtres. Où est le tiers-monde, alors ?
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| Publié dans Voir (Québec). |
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:: VIDÉOTRON : UN AUDITOIRE CAPTIF ET PROGRAMMÉ
Dans les publicités de Vidéotron, on peut
voir deux enfants couchés dans un champ de foin, regardant
les nuages, avec cette inscription en bas de page :
« Vive le monde
libre ». La réalité est tout
autre : ce quon devrait montrer, ce sont des
ados hirsutes et des parents démissionnaires, zappant et
surfant sur une infinité de chaînes, immobilisés, paralysés,
socialement incompétents et politiquement handicapés. Quel
contraste ! On se croirait dans le 1984 de George Orwell.
Chose certaine, les chaînes de télé ont beau être virtuelles,
elles immobilisent autant que les vraies.
Depuis presque dix ans, je métais habitué à Musique
Plus. Et plus récemment, javais apprivoisé le doux
sourire de Marlyn. Pas mal mieux que la grimace prévisible
de Bernard Derome ! Sauf que pour avoir droit au sourire
de Marlyn il faudra désormais payer 4$ de plus par mois...Oh,
pardon, 3,99$ ! Pour 39 chaînes en or, imposées par
un câblodistributeur à larrogance infinie. Cest
tout de même 48$ de plus par année.
À un moment donné, à quelque part, des « experts »
ont calculé la valeur marchande du sourire de la dynamique
animatrice de Musique Plus, du calcio que les italiens
de Montréal aiment tant regarder à RDS, ainsi que des documentaires
du Canal D sur la vie sous-marine si utiles pour calmer
les enfants. Ils ont vu que ces quelques véritables options
valaient beaucoup dargent. Ils ont prévu, de plus,
que le public ne pourrait se défaire de ses habitudes télévisuelles
acquises depuis si longtemps. Ils ont monté les tarifs de
manière unilatérale, si bien que le service de base réduit
donne maintenant droit à Seinfeld sur trois postes
différents, aux Simpsons sur cinq, et aux funérailles
de LadyDi mur à mur. Lillusion du choix; la pauvreté
dans labondance, quoi. Mais pour le sourire de Marlyn
ou les documentaires sur la vie sous-marine, il faudra désormais
sortir notre cash. Or Vidéotron, à en croire le ton
utilisé dans la lettre quils ont fait parvenir aux
abonnés, est tellement persuadée que lensemble de
ceux-ci payeront avec le sourire quelle offrira le
service télémax automatiquement, à moins dun
avis contraire et signalé par voie postale sil-vous-plaît.
« Nous avons choisi de leur simplifier la vie »,
écrivent-ils. Chose certaine, les actionnaires qui ont mandaté
ces « experts » bavent devant les les profits
juteux qui sannoncent. Mais pour la liberté, cest
foutu depuis longtemps.
Le pire dans tout cela, est que je vois déjà la majorité
des télévores payer sans rechigner, trop « programmés »
quils sont pour simplement penser à sunir; trop
divisés par leurs nombreuses grilles horaires pour réclamer
la qualité qui leur est due. Cest que la force des
chaînes de télé réside dans le temps quelles nous
bouffent. Pas le temps de se défendre, cest lheure
de la Ptite Vie en reprise. Vive le monde libre
et
lauditoire captif.
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| Publié intégralement dans Le
Soleil (Québec), le vendredi 24 novembre 1997. |
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