Le blog de paradiso

Mauvais service à la Centrale Internet: enfin un jugement!

Mise à jour, 27 octobre 2008 :

Décidément, la volonté de l'administrateur et président de la Centrale Internet, M. Richard Tribié, d'éluder ses responsabilités est de plus en plus manifeste.

«Dog Days», «Man Bites Dog» : des films annonciateurs de la lente pourriture de l'Europe

J'ai rêvé cette nuit que j'entrais en contact avec des êtres de petites taille. Difficile de dire si leur allure frêle était due à des carences alimentaires ou au fait qu'ils avaient été enfermés pendant des années dans un soubassement.

Un trésor à restaurer : la murale des étudiants chiliens de l'Université Laval (1977)

Murale des étudiants chiliens de l'Université Laval (1977)

Peinte à Québec en 1977, aux heures les plus noires de la dictature que fuyait la communauté chilienne locale, cette murale est située entre les pavillons Ferdinand-Vandry et Adrien-Pouliot de l'Université Laval. À mon humble avis elle aurait besoin d'une restauration, car elle a été sérieusement attaquée par les infiltrations d'eau et quelques graffitis stupides. De plus, il s'agit du seul exemple « public » que nous ayons dans la région de la tradition picturale latino-américaine, et l'une des seules oeuvres d'art publiques faisant allusion à la culture latino-américaine tout court (avec la statue de Simón Bolívar située près du Palais de Justice).

On peut y lire un extrait d'Himno y regreso (1939) du poète Pablo Neruda:

L'Australie ♥ Kyoto et Peter Garrett assermenté ministre de l'environnement

Enfin une bonne nouvelle!

Le flamboyant Peter Garrett, chanteur de la défunte formation Midnight Oil, vient d'être assermenté ministre de l'Environnement, du Patrimoine et des Arts dans le cabinet nouveau premier ministre australien Kevin Rudd – qui a également entamé les démarches pour que son pays ratifie l'Accord de Kyoto! Il s'agit là d'un revirement politique spectaculaire par rapport aux positions du PM précédent John Howard.

La Fresque des capitales BMO : le mauvais goût officiel

Publié dans Le Journal de Québec, 19 septembre 2007, p. 17.

Le projet de fresque en trompe-l'oeil représentant les 14 capitales canadiennes, dévoilé récemment à Québec et qui doit orner un mur de l'édifice Marie-Guyart, présente trois problèmes majeurs au plan historique, éthique et artistique.

En premier lieu, une controverse d'ordre politico-historique a d'ores et déjà fait surface dans les médias et sera sans doute à l'origine de débats houleux.

Il suffit de rappeler ici que c'est bien la ville de Québec qui fête son 400e anniversaire, et non le Canada. Techniquement parlant, le Canada est un pays de nature fédérale (sans être une fédération en bonne et due forme), dont la constitution en tant que Dominion britannique (c'est-à-dire en tant que territoire incapable de se représenter sur la scène internationale) remonte à 1867. La pleine indépendance du pays, en droit international, remonte quant à elle à 1931 alors que sa citoyenneté a été instaurée en 1947. Le rapatriement du British North America Act a eu lieu il y a à peine 25 ans, dans les circonstances que vous connaissez. Alors il va sans dire que cette fresque est une grossière tentative de récupération de quatre siècles d'histoire. Qui plus est, le fait de présenter les capitales des trois territoires à égalité avec les capitales provinciales est une dilution en douce du statut de province, déjà passablement affaibli par le pouvoir fédéral de dépenser et autres simagrées.

La Fresque des capitales BMO : sauvons le Complexe G de la kétainerie!

La Fresque des capitales BMOL'intégrité architecturale du Complexe G, point culminant de la ville de Québec, est menacée par un projet de fresque en trompe l'oeil de style « médiéval », réalisé en PPP par la Commission de la capitale de carton-pâte du Québec et le Groupe financier BMO (Banque de Montréal), avec la collaboration de la SIQ.

Au plan artistique, la « La Fresque des capitales BMO » est l'équivalent – sur 450 mètres carrés – d'une assiette-souvenir achetée par un touriste à la recherche de sa cabane au Canada. La fresque sera réalisée au coût de 300 000 $, et plaira vraisemblablement aux nostalgiques de l'époque des colonialistes à perruque et aux mangeux de queues de castor.

Au plan symbolique, la fresque ramène la capitale nationale du Québec au même rang que les centres administratifs territoriaux supervisés par le gouvernement fédéral, comme Iqaluit ou Yellowknife.

Bref, voilà un décor digne d'une « Vieille Capitale » qui s'enfonce dans l'insignifiance politique.

Mahmoud Ahmed le magnifique

Mahmoud Ahmed est un titan, le plus grand des grands! J'ai découvert ses classiques il y a six ans grâce au disque qui lui a été consacré (Eré mela mela, paru en 2000 sur la fabuleuse collection Éthiopiques). Ça a été une petite révolution dans ma conception de la musique je dois vous avouer. Mais la musique éthiopienne était encore très underground et ne commençait qu'à refaire surface après quinze ans d'oubli. Je n'aurais jamais cru que je pourrais en voir le king ici même à Québec!

Hier après-midi, Mahmoud Ahmed était accompagné de deux saxophonistes, un batteur, un bassiste, un guitariste et un claviériste, pour un total de six musiciens. Arborant une mine grave et des lunettes fumées, ces derniers avaient l'air d'agents de la police secrète, et il y avait dans leur attitude un je-ne-sais-quoi qui rappelle le régime militaire qu'a connu leur pays d'origine jusqu'aux années 1990. Mais pour ce qui est de leur savoir-faire et de leur précision, chapeau! Pour sa part, Mahmoud chantait avec un sourire contagieux, en se décrochant les épaules à la manière traditionnelle.

Il est encore temps d'apprécier le talent de l'ambassadeur par excellence de la musique éthiopienne, puisque le crooner aux tempes grisonnantes donnera deux autres spectacles dans le cadre du Festival d'été de Québec, soit le lundi soir 9 juillet à 21h30 à Place d'Youville, et à 20h00 le mardi 10 juillet au Pigeonnier en première partie de Johnny Clegg.